UN VOYAGE EN BOLIVIE 1988

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SORTIE

compris qu'il fallait chercher du côté nord-est.
Au sud de Zudañez, il y avait en effet une crête de pierres assez grosses. Seule la hauteur de 2400 m me paraissait un peu basse. Le garçon a fouillé parmi les buissons et les eucalyptus. Il semblait tellement confiant que je lui faisais confiance. Nous avons cherché pendant une demi-heure, mais n'avons rien trouvé. Pourtant, le garçon a insisté sur le fait qu'il les avait vus fleurir l'année dernière. Kik avait entre-temps trouvé des lobivias. Un autre garçon est alors entré en lice. Il savait que les plantes se trouvaient sur la crête suivante. Au cours de son ascension, il a demandé à nouveau à quoi elles devraient ressembler. Ce n'était pas bon signe. Au bout d'un moment, il revint avec un parodia. Je lui ai expliqué à nouveau quel genre de plantes je cherchais et que ces plantes s'étaient probablement rétractées dans le sol. Il semblait alors avoir compris et s’est encouru. La crête avait un air prometteur, mais je n'ai rien trouvé et le garçon avait disparu. Alors je suis retourné à l'alogamiento. Là, Kik et moi avons dû attendre un certain temps pour le taxi, qui avait apparemment eu quelques problèmes. Et voilà qu’arrive mon dernier guide: il avait trouvé les plantes et montrait fièrement deux lobivias colossaux!
Le taxi est arrivé et nous sommes allés tout droit à la gorge spectaculaire de la veille. Le conducteur a dérapé sur le chemin de terre à une vitesse vertigineuse. Nous étions contents que nous allions pouvoir sortir de la voiture à la gorge, car nos soupçons sur ses talents de pilote grandissaient à chaque virage. Et il y avait de nombreux virages!
Nous avons pris beaucoup de photos de la gorge. Ensuite, nous sommes allés sans escale à Tarabuco. Je voulais chercher juste au nord de Tarabuco un habitat possible pour
S. tarabucoensis. Le chauffeur n’y a vu aucun problème. Il a interrogé quelques personnes sur une plante que nous avions en photo. Bizarrement, les gens ont dit qu’elle poussait entre Presto et Pasopaya. Mais à Tarabuco, des plantes pareilles ne poussaient que dans les montagnes près du village. Ensuite, nous avons eu une crevaison. Ce fut pour nous l’opportunité de chercher un peu. Par hasard, nous sommes rapidement tombés sur une plante qui était devenue rouge clair à cause du soleil. Sinon, nous n'aurions peut-être pas trouvé S. tarabucoensis car ils étaient dissimulés dans la mousse.
Il était remarquable que la longue racine ne pousse pas vers le bas, mais sur le côté, assez près de la surface. Il y avait un certain nombre de boules sur cette carotte. Cela rappelait un rhizome. On a donc presque toujours vu toutes des têtes

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